Cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est le plus fréquent des cancers en France.

 

En effet il se situe au 5e rang des décès par cancer tout sexe confondu et se situe au 3e rang des décès par cancer chez l’homme (après le cancer du poumon et sensiblement identique au cancer colorectal).

 

On observe une baisse régulière de la mortalité liée au cancer de la prostate depuis la fin des années 90 . Cette baisse est particulièrement notable dans la population des sujets jeunes. On l’attribue à la pratique d’une détection précoce permettant de diagnostiquer des cancers à un stade curable, ainsi qu’à l’amélioration de la prise en charge thérapeutique.

 

Le dépistage individuel en est donc fortement recommandé à partir de l’âge de 50 ans et plus précocement chez les hommes ayant des antécédents familiaux au premier degré de cancer de prostate. Aux Antilles Françaises, l’incidence du cancer de la prostate et sa mortalité sont plus élevés qu’en France métropolitaine. Ceci est en lien avec l’origine ethnique africaine mais également en rapport avec la pollution environnementale au chlordécone.

Le dépistage du cancer de la prostate

Il repose sur l’examen clinique de la prostate : cet examen est essentiel, il doit être pratiqué par un urologue. Il permet d’apprécier le volume de la prostate mais surtout sa consistance.

Le dosage du PSA : antigène spécifique de la prostate

Le PSA est un marqueur biologique qui n’est sécrété que par la prostate, il est donc spécifique de cet organe, ce qui en fait un marqueur exceptionnel : en effet il n’existe pas dans l’organisme d’autre marqueur spécifique d’un organe.

Il n’est néanmoins pas spécifique du cancer puisqu’il peut être augmenté dans de nombreuses circonstances notamment infectieuses.

Le taux de PSA doit s’interpréter en fonction du volume de la prostate, mais également en fonction de son évolution .

Si le toucher rectal, et ou le PSA sont jugés anormaux par votre urologue, il y a très certainement nécessité à poursuivre les investigations, afin d’orienter le diagnostic. L’examen actuel le plus performant, est une radio à savoir une I.R.M. de la prostate avec technique de diffusion.

C’est en analysant ces différents paramètres que votre urologue vous proposera éventuellement la réalisation de biopsies prostatiques écho guidées, seul examen permettant d’affirmer l’existence d’un cancer de prostate et d’en apprécier sa gravité et donc d’orienter votre prise en charge

Biopsies prostatiques écho guidées

Il s’agit donc du seul examen permettant d’affirmer ou d’infirmer le diagnostic du cancer de prostate lorsque celui-ci est suspecté.

Les biopsies sont réalisées sous repérage échographique de la prostate par voie endorectale..

Ces biopsies sont réalisées en externe, c’est-à-dire sans hospitalisation, il n’est pas utile d’être à jeun.

Elles seront analysées par un anatomo-pathologiste, afin d’établir un diagnostic. En cas de cancer, il est précisé sur ces biopsies l’étendue du cancer, son agressivité (apprécié par un score appelé score de GLEASON).

Décision thérapeutique

C’est avec toutes ces informations, à savoir un examen clinique, le dosage de PSA, l’ I.R.M, le résultat des biopsies, que le schéma thérapeutique pourra être mis en place. Dans certains cas spécifiques, d’autre examens seront requis, afin d’affiner la prise en charge thérapeutique. Cela peut être par exemple un PET Scan Choline, une scintigraphie osseuse, un scanner abdomino-pelvien.

L’ensemble du dossier sera présenté dans une réunion de médecins (réunion de concertation pluri disciplinaire), associant urologues, oncologues, radiothérapeutes, anatomopathologistes, afin de décider des différentes possibilités thérapeutiques qui vous seront ensuite proposées:

  • La surveillance active
  • La prostatectomie radicale robotisée : robot da Vinci.
  • La radiothérapie externe conformationnelle.
  • La curiethérapie.
  • La chimiothérapie.
  • L’hormonothérapie.

Les traitements du cancer de la prostate

Une fois le diagnostic du cancer de la prostate posé, et l’ensemble du bilan réalisé, il convient de stadifier le plus précisément possible la maladie. Le traitement dépend de cette stadification mais également de divers autres facteurs.

Il s’agit de l’âge du patient et de son état physiologique, de ses antécédents et de ses maladies actuelles.

C’est au vue de tous ces éléments que le patient, une fois informé, choisira avec l’un de nos urologues, le traitement le mieux adapté à sa maladie.

La prostatectomie radicale

Le parcours de soins:

 

Déroulement de la prostatectomie

 

La prostatectomie totale ou prostatectomie radicale se déroule sous anesthésie générale.

 

Différentes techniques chirurgicales sont possibles ; le choix dépend des habitudes de votre urologue :

• Prostatectomie ouverte avec une incision sous l’ombilic

• Prostatectomie sous cœlioscopie en passant les instruments par l’intermédiaire de petits trous dans l’abdomen

• Prostatectomie robot assisté

 

C’est la technique que nous utilisons dans la majorité des cas à la clinique Ambroise Pare depuis plus de 10 ans.

 

Nous disposons de la dernière génération de robot Da Vinci. Celui-ci est un outil particulièrement performant nous permettant une chirurgie la plus précise et la plus conservatrice possible afin de limiter au maximum les séquelles potentielles de cette intervention.

 

La prostatectomie radicale consiste en l’ablation totale de la prostate et des vésicules séminales.

 

Si nécessaire, dans le même temps opératoire, le chirurgien enlève également les ganglions lymphatiques satellites.

 

Dans tous les cas, une sonde urinaire sera mise en place et un drain sera posé en fin d’intervention.

 

La prostate et l’ensemble de ce qui a été enlevé est transmis au laboratoire ou au service d’anatomopathologie pour être analysés.

 

Ces analyses permettent l’observation minutieuse des tissus prélevés et de l’extension des cellules cancéreuses.

 

Le résultat de cette analyse sera transmis à votre chirurgien après plusieurs jours.

 

Déroulement de votre hospitalisation

 

1. La consultation d’anesthésie


Préalablement à toute intervention chirurgicale, vous devez être vu en consultation par un médecin anesthésiste. Cette consultation lui permettra de préparer au mieux l’anesthésie nécessaire à l’opération. Le médecin vous auscultera et prescrira le bilan pré-opératoire. Il recherchera une éventuelle contre-indication au geste chirurgical.

 

 

2. Si vous le souhaitez, UN SUPPORT PSYCHOLOGIQUE (Psychologue : Mme Bethemont Donatienne – Tel : 01 46 39 89 89) pourra vous être dispensé.

 

 

3. Votre hospitalisation

 


Elle durera en général 5 jours.

 

Vous serez accueilli la veille de l’intervention dans le service d’urologie au sème étage par notre secrétaire Mme Elsie Crespy (01 46 41 87 75) et notre équipe d’infirmiers et infirmières. Celle-ci récupérera votre dossier médical et notamment radiologique.

 

Le jour de l’intervention vous serez descendu au bloc opératoire, installé en salle d’intervention, puis endormi, l’intervention ayant lieu sous anesthésie générale. La durée de l’intervention est variable, fonction de votre cas.

 

Une fois celle-ci terminée vous serez transféré en salle de réveil ou une équipe spécialisée vous prendra en charge avant d’autoriser le retour dans votre chambre.

 

Ce n’est qu’à partir du lendemain que vous pourrez prendre votre premier repas.

 

 

Les soins à la clinique dispensés par une équipe d’infirmières assistée par des aides-soignantes, spécialisées en urologie, ainsi que des kinésithérapeutes.

 

 

Suites opératoires:

 

Dans la majorité des cas, la prostatectomie totale ou prostatectomie radicale qui vous est proposée se déroule sans complication.

 

La durée de l’hospitalisation est variable, en général de 3 à 5 jours.

 

Un traitement contre la douleur peut être prescrit en cas de besoin et un traitement anti coagulant est poursuivi pour prévenir le risque de phlébite.

 

Le chirurgien urologue décidera du moment de l’ablation du drain et de la sonde urinaire.

 

Le lendemain de l’intervention, le patient est autorisé à se lever sous surveillance du personnel médical.

 

Le chirurgien urologue décidera avec le patient des modalités de reprise de ses activités habituelles.

 

Comme toute intervention chirurgicale, la prostatectomie peut comporter certains risques et complications liés soit à l’anesthésie soit à l’intervention elle-même.

 

Votre chirurgien abordera avec vous ces différents aspects et vous remettra une fiche d’information écrite, afin d’obtenir votre consentement éclairé avant l’opération.

 

 

En pratique: Une fois la date fixée par votre chirurgien, celui- ci vous remettra un dossier concernant votre hospitalisation, les modalités de votre intervention, les différents examens à réaliser, les coordonnées pour la prise de rendez- vous avec la consultation d’anesthésie, les formalités d’admission à effectuer.

 

Anesthésiste et chirurgien vous verront quotidiennement jusqu’à votre sortie.

 

 

Le jour de la sortie: Elsie vous remettra vos ordonnances de sortie (soins infirmiers à domicile, éventuel médicaments, examens biologiques à réaliser) et vous communiquera votre prochaine date de consultation.

 

 

La convalescence: Dans le lieu de votre choix, vous serez autorisé à reprendre une vie la plus normale possible (marcher,monter des escaliers, il faut par contre éviter le port de charge lourde pendant un mois).

 

Il est recommandé de ne pas conduire les 10 premiers jours suivant la sortie, vous pouvez par contre être conduit.

 

Votre pourrez reprendre une alimentation normale.

 

 

Le suivi médical:

La première visite post opératoire se fera un mois après la sortie de la clinique, puis votre chirurgien définira ensuite la fréquence du suivi médical.

 

 

Conséquence de la prostatectomie


Si la prostatectomie radicale a pour but de vous guérir d’un cancer de la prostate, elle peut entraîner des séquelles sexuelles et ou urinaires.

 


1. Troubles d’ordre sexuel


L’éjaculation sera définitivement absente ( ce qui ne supprime pas la possibilité d’orgasme ), la prostate étant responsable de la fabrication du sperme.

 

L’impuissance est fréquente au décours de l’intervention. Elle s’améliore généralement dans les mois qui suivent (jusqu’à 18 mois après l’intervention),période pendant laquelle des traitements médicaux pourront vous être proposés pour vous permettre d’avoir une sexualité satisfaisante.Les séquelles peuvent être des érections moins rigides nécessitant parfois un traitement complémentaire.

 

Le risque d’impuissance dépend de l’âge, de la puissance sexuelle avant l’intervention, et du choix lors de l’intervention, de préserver les nerfs érecteurs, de façon uni ou bilatérale en fonction de l’extension de la maladie.

 

 


2. Troubles de la continence


Après le retrait de la sonde urinaire, on assiste souvent à des troubles de la continence (fuites urinaires). L’amélioration est habituelle dans les semaines qui suivent. La grande majorité des patients n’ont plus besoin de protection quelques semaines après la prostatectomie radicale

 

 


3. Rétrécissement urétral (sténose de l’anastomose)


Après l’ablation de la prostate, le canal urétral est recousu à la vessie (anastomose vésico-urétrale).

 

Cette « couture » peut se rétrécir avec le temps et entraîner de ce fait une diminution du diamètre du conduit urinaire. La conséquence est une diminution du jet lors de la miction.

 

Le traitement est chirurgical et consiste en l’incision de la sténose (rétrécissement) par voie naturelle sous anesthésie lors d’une courte hospitalisation.

La radiothérapie externe

La radiothérapie externe


Les appareils utilisés en cas de cancer de la prostate sont des  »accélérateurs linéaires de particules » qui délivrent, par voie externe, une irradiation de haute énergie. Ce sont des rayons X particuliers qui peuvent atteindre une cible (organe) située en profondeur tout en préservant le plus possible les tissus de voisinage.


Mode d’action de la radiothérapie


Les rayons agissent par cassure des brins d’ADN situés sur les chromosomes. La cellule ainsi atteinte ne peut plus se diviser et proliférer. Les cellules normales peuvent se  »réparer » et récupérer une vie normale (multiplication).

Les cellules tumorales atteintes sont donc vouées à la disparition. Le délai d’action n’est donc pas immédiat et nécessite parfois plusieurs semaines.

Ce mode d’action explique également les effets sur les cellules normales.


Préparation du traitement

 

La décision de réaliser une radiothérapie a été prise lors d’une réunion pluridisciplinaire de cancérologie impliquant la présence de votre Urologue, mais également d’oncologues, de radiothérapeute, de radiologue…

Votre première visite chez le radiothérapeute lui permettra de vous expliquer le déroulement des séances (dose totale, nombre de séances, effets secondaires…).

Il réalisera en premier lieu une simulation lui permettant de repérer votre prostate. Ce repérage encore appelé centrage, nécessite la réalisation d’un scanner ou d’une IRM pelvienne. Le médecin définit ainsi le volume cible (volume à irradier).

Ces informations sont ensuite intégrées à un logiciel informatique qui permettra d’optimiser les portes d’entrée des rayons vers votre prostate.

Des marques (tatouages) seront réalisées sur le bas de votre abdomen, et permettront ainsi de vous repositionner de manière identique lors de chaque séance.


Déroulement de la radiothérapie


La dose totale de rayons n’est pas délivrée en une seule fois. Elle est fractionnée en plusieurs séances (entre 30 et 40). Les séances sont quotidiennes (5 jours par semaine) et durent entre 15 et 20 minutes.

Vous ne serez donc pas hospitalisé (traitement ambulatoire).

Le traitement total pour le cancer de la prostate est donc étalé sur environ 7 semaines.


Que ressent-on pendant la radiothérapie ?


En principe, vous ne ressentirez aucun effet sur l’état général, le traitement étant localisé dans votre prostate.

Vous pourrez donc poursuivre vos activités habituelles.

L’irradiation étant centrée sur votre prostate, vous n’aurez pas besoin de faire des contrôles généraux, en particulier des prises de sang.

Vous n’avez pas non plus besoin de vous isoler de votre entourage: « vous ne serez pas radioactif ».


Effet secondaires précoces


Les plus fréquents sont ceux liés à l’irritation des organes voisins de la prostate.

 

Vessie: envie plus fréquente d’uriner, besoins urgents inhabituels, difficultés à uriner, sensation éventuelle de brûlure. Paradoxalement pour minimiser au maximum ces effets secondaires, il faut s’efforcer de boire 1,5 litre d’eau et supprimer alcool et épices (qui sont des excitants). Au moindre doute, en parler à votre médecin qui fera éventuellement pratiquer des analyses d’urine.

 

Intestin: Plusieurs selles ou fausses selles par jour ne sont pas rares. Ce phénomène est dû à l’irritation du rectum (rectite). Ils sont le plus souvent contrôlés par un régime sans résidu et sans épice que vous conseillera votre radiothérapeute.

 

Anus: des poussées hémorroïdaires sont fréquentes et doivent être traitées dès le début de leur manifestation par des soins locaux (bains de siège, pommade et suppositoires).

 

Peau: les réactions au niveau du pubis sont assez rares. La pilosité peut disparaître de manière temporaire.


Effets secondaires tardifs


Les effets de la radiothérapie sur les organes de voisinage de la prostate sont parfois d’apparition tardive (plusieurs mois parfois) et peuvent être prolongés.

La radiothérapie peut être à l’origine de saignements vésicaux (hématurie) ou intestinaux (rectorragies). Ils nécessitent souvent l’avis de spécialistes (Urolgue, gastroentérologue).

Le canal de l’urètre qui traverse la prostate peut réagir en se rétrécissant (sténose) nécessitant parfois un geste endoscopique.


Surveillance du traitement


Vous devez revoir régulièrement votre Urologue. La surveillance est essentiellement basée sur un examen clinique et sur le dosage du PSA.

Celui ci doit progressivement baisser et être dosé à intervalle régulier.

Curiethérapie ou brachythérapie

Curiethérapie ou brachythérapie


La curiethérapie ou brachythérapie est indiquée dans le traitement du cancer localisé de la prostate.

Elle consiste en l’introduction définitive dans la prostate de grains d’iode 125 radioactifs dont le nombre est dépendant du volume de la prostate. Les grains d’iode sont recouverts d’une capsule en titane. Ils se présentent comme de petits fils métalliques de couleur argentée, de 0,8 millimètre de diamètre sur 4,5 millimètres de long. Ils agissent par émission radioactive sur quelques millimètres. Cette radioactivité diminue au fil du temps et avec la distance.?La radiation émise à distance de la prostate et à la surface du corps reste sans danger. Elle est inférieure aux irradiations naturelles comme le rayonnement cosmique, la radioactivité du sol ou bien encore celles perçues lors d’un séjour en montagne ou lors d’un voyage en avion.

 


Examen préalable


Le volume exact de votre prostate doit être déterminé par une échographie endorectale. Il permet de définir le nombre de grains radioactifs nécessaire à votre traitement.

La mise en place des grains se fait sous anesthésie et vous devez donc, comme pour toute procédure, être vu en consultation d’anesthésie.

Un examen d’urines (ECBU) permettra de vérifier leur stérilité (absence d’infection).

 


Votre hospitalisation : l’intervention

 

En règle générale, l’hospitalisation dure 2 jours. Vous serez logé dans une chambre individuelle dans un secteur dit « contrôlé ».

En effet, vous serez porteur de matériel radioactif.

Comme pour toute intervention sous anesthésie, vous devrez rester à jeun à partir de la veille minuit. Vous ne devrez ni boire ni manger, ni même fumer.

L’intervention proprement dite consiste à la mise en place des grains radioactifs (Iode 125) sous contrôle échographique, à l’aide d’une aiguille.

Le nombre de grains varie entre 60 et 100. Leur répartition dans la prostate est calculée par des logiciels adaptés.

Une sonde urinaire est mise en place pendant l’intervention et sera retirée le lendemain matin.

 

Effets secondaires

 

Après votre réveil, vous pourrez ressentir une gène au niveau du périnée. Un traitement antalgique vous sera prescrit.

Vous pourrez trouver des traces de sang dans vos urines. Ces saignements ne sont pas inquiétants et sont temporaires.

L’implantation des grains est permanente mais il se peut que vous en éliminiez certains. Il est donc conseillé de filtrer les urines pendant 2 à 3 semaines et d’utiliser un préservatif lors des premiers rapports sexuels.

Les troubles urinaires sont fréquents et peuvent durer plusieurs semaines voir quelques mois. Il s’agit le plus souvent d’envies fréquentes d’uriner et de difficultés à vider la vessie (faiblesse du jet).

Il est malgré tout conseillé de boire en grande quantité.

 

Le suivi


Votre Urologue vous donnera toutes les informations nécessaires à votre suivi.

Environ 1 mois après l’intervention, un scanner sera réalisé. Il permet de contrôler la position des grains radioactifs dans votre prostate.

Le PSA sera régulièrement dosé. Sa normalisation est relativement lente et se fait sur plusieurs années.



La castration chirurgicale


La production principale de la Testostérone est d’origine testiculaire. Une faible quantité de cette hormone provient des glandes surrénales.

L’intervention faite sous anesthésie, consiste à retirer des testicules, la pulpe qui sécrète l’hormone.

Cette intervention est irréversible et permet de diminuer sensiblement le taux sanguin de testostérone.

 

 

La castration médicale ou chimique


Les avancées technologiques ont permis de mettre au point des médicaments capables de remplacer le geste chirurgical.

Ces traitements bloquent l’action de la testostérone au niveau périphérique (organes cibles), ce sont les antiandrogènes, ou inhibent la fabrication de l’hormone en bloquant l’axe hypothalamo-hypophysaire. Ce sont les agonistes de la LH-RH.

L’association de ces deux traitements correspond au blocage androgénique complet ou « BAC ».